Le bilan planète à été conçu par SOLAGRO, une association d’environnement, des groupes d’agriculteurs (CETA, CEDAPAS), le CEIPAL (Centre d’Etude Internationales Paysannes et d’Actions Locales) et l’ENESAD Dijon, établissement de formation et de recherche.
Il permet d’évaluer la consommation d’énergie d’une exploitation et d’en établir l’efficacité énergétique. Une analyse des résultats permet de faire ressortir les points forts et les points faibles en la matière, mais aussi de réfléchir plus généralement au système de production choisi.
Méthodologie
Le bilan planète :
Puis, par comparaison avec « les moyennes par production » :

Collecte des informations
Le bilan énergétique demande une enquête approfondie. L’agriculteur fournit l’ensemble des énergies consommées que se soit grâce à la comptabilité ou par estimation. Les valeurs sont notées sur un formulaire par écrit puis rentrées sur un tableur pour l’analyse.
Le bilan planète transforme toutes les dépenses énergétiques en équivalent fioul (EQF). Des tableaux d’équivalence sont fournis pour pouvoir faire la conversion.
Utilisation des résultats
Les résultats permettent à l’agriculteur de se positionner par rapport à d’autres exploitations.
Ils peuvent aussi faire l’objet d’un travail de groupe pour échanger collectivement sur des moyens d’évoluer vers des systèmes plus autonomes énergiquement, et donc plus efficaces.
L’approche analytique de la consommation énergétique permet d’étudier les postes les plus énergivores (fioul, engrais,…) pour ensuite agir dessus afin de diminuer la consommation.
Les pistes de réduction des consommations
La méthode PLANETE calcule aussi les émissions de gaz à effet de serre.
Elles sont traduites en équivalent tonnes de CO2 (Eq. tCO2).
Sont pris en compte le CO2 le CH4 et le NO2.
Diminution des charges
Identification des postes très consommateurs en énergie (fioul engrais).
Possibilité de mettre en place des actions pour réduire les consommations
Les postes les plus consommateurs viennent des énergies fossiles (engrais, fioul). Réduire leur consommation rend l’exploitation moins sensible à leur hausse probable dans l’avenir.
Demande croissante du marché
Casino, Leclerc, Mac Donalds ont déjà mis en place des étiquetages carbone.
Leclerc et Mac Donalds sont en cours d’expérimentation dans quelques points de vente.
Casino a mis en place un étiquetage national sur 3000 produits en marque propre.

Ces actions demandent une maîtrise totale du bilan carbone d’un bout à l’autre de la filière.
Il faut donc se préparer à pouvoir le fournir pour ne pas se fermer des marchés.
Protection de l'environnement
La réalisation d’un bilan carbone permet de réduire les consommations d’énergie, ce qui est bon pour l’environnement.
C’est une action valorisante permettant de lutter contre une image extérieure parfois mauvaise.
Résultats concrets de bilans déjà réalisés
Certains vignobles ont déjà publié des résultats.
A chaque fois ce sont les énergies indirectes qui sont le premier poste (engrais, phytosanitaires, verre,…).
Et dans ces énergies indirectes le verre est le poste le plus important.
Dans le vignoble champenois et dans le bordelais, des études sont menées avec les industriels afin de produire des bouteilles plus légères.
Cette action est spectaculaire, mais d’autres actions plus simples et permettant de réduire la consommation énergétique peuvent être facilement mises en place une fois les postes énergivores recensés.
Le plan performance énergétique
Lancé le 3 Février 2009, il permet d’obtenir des subventions allant jusqu’à 40% (50% pour les jeunes agriculteurs) + 10% en zones défavorisées, pour la réalisation d’investissements réduisant la dépendance énergétique de l’exploitation.
Un diagnostic énergétique est réalisé et il aboutit à la délivrance d’un rapport comportant notamment, la synthèse des résultats, les préconisations et une attestation.
Une liste nationale des investissements éligibles est établie (équipements d’économie d’énergie, équipements de production d’énergies renouvelables).
Un guichet unique est mis en place au niveau des directions départementales de l’agriculture.